Depuis mon retour des Etats-Unis, je n’avais pas lu. Il faut même avouer, je n’avais pas lu aux Etats-Unis non plus.
Profitant d’être en avance à mon rendez-vous dans un centre commercial de la région parisienne, j’étais entrée dans une de ces enseignes culturelles. Elles permettent en quelques coups d’œil de se faire une idées sur les dernières tendances, littéraires, musicales ou décoratives.

J’aime savoir ce qui se lit, ce qui s’écrit. Et quand je suis restée un peu loin de mon pays, c’est une manière de prendre la température. De voir où nous allons, surtout depuis les événements terribles qui se sont passés.

Pourquoi le Livre des Baltimore ?

J’aurai pu choisir un classique qui m’aurait fait renouer avec la structure chérie de ma langue natale (j’aimerai avoir lu tout les Zola). Ou un roman léger de ce bon Marc Levy. Ou encore un Gilles Legardinier dont les couvertures aux chats fous m’ont beaucoup amusées. Mais ce que je recherchais c’était un ailleurs. J’avais encore la tête aux Etats-unis.

C’est alors que Joël Dicker s’imposa. J’avais dévorer son roman passé (La Vérité sur l’affaire Harry Quebert) et je le savais tourner vers cette Amérique qui ne cesse de m’appeler. La quatrième de couverture me conforta. Nous allions voyager sur cette côte Est désormais familière. Je ne fût pas déçue.

Le livre des Baltimore

Si La vérité sur l’Affaire Harry Quebert – Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l’Académie française 2012 nous avait offert une réflexion sur l’écriture du roman sur une trame policière, Le Livre des Baltimore réfléchi quant à lui sur l’autobiographie et le devoir de mémoire. Et ce toujours avec ce style policier et notre mise en haleine par le Drame.

Je ne vous recommande pas ce livre si vous recherchez une intrigue policière qui vous gardera dans cette ambiance tout au long de votre lecture et vous assurera des frissons de pressentiments. Indridason le fait très bien.

Par contre, amateur de littérature qui recherchait un livre bien fait, par sa trame et son style, venez suivre Marcus Goldman à la recherche de son temps perdu.

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?